Conseils utiles et pratiques

2017-04-17 21:15 3 916

Comment savoir si on a réussi son entretien d'embauche ?

Pas facile de s’auto-évaluer à l’issue d’un entretien d’embauche. Réactions du recruteur, temps de parole, moment de la séparation… Découvrez les 5 critères qui vous aideront à revoir le film de la rencontre et à faire un debrief objectif. 1. Avez-vous dit tout ce que vous vouliez dire ? Avant de passer un entretien, vous devez avoir préparé un argumentaire. « Idéalement, le candidat doit faire passer un message en mettant en avant quatre ou cinq points clés », souligne Marc Guichet. Selon le directeur du cabinet Émergences RH, les premières questions à se poser à l’issue de l’entretien sont donc : est-ce que je me suis tenu à mon plan d’intervention et ai-je réussi à avancer mes arguments ? « Si vous êtes frustré, ce n’est pas bon signe, sans que cela soit pour autant rédhibitoire », tempère le recruteur. Jean-Samuel Delacour estime pour sa part qu’il faut aussi évaluer la pertinence de son propos. Le consultant de Servir, cabinet de recrutement du groupe Minerve, considère que « le candidat doit se demander s’il a réussi à cadrer avec les attentes de son interlocuteur. Autrement dit, est-il parvenu à argumenter sa carrière en fonction du poste à pourvoir ? » 2. La durée de l’entretien ? À moins de ne passer que 10 petites minutes en compagnie du recruteur, la durée d’un entretien n’est pas un facteur clé de succès. « Ce n’est qu’un indice, affirme Thierry Verdier, directeur du cabinet 1001 Talents. Bien entendu, il vaut mieux que ça dure trop longtemps plutôt que pas assez. Mais tout dépend du contenu », précise-t-il, ajoutant que trente minutes d’échanges constructifs sont plus fécondes que deux heures de palabres sans intérêt. Pour Jean-Samuel Delacour, le temps est également une donnée à manier avec précaution. « Ce qui compte, c’est de déterminer si le temps de parole était partagé », souligne le recruteur. Si le responsable RH a trop parlé, « il attendait peut-être qu’on l’interrompe et qu’on lui pose des questions ». A contrario, un candidat trop loquace peut « donner l’impression de manquer de concision ». 3. Comment s’est comporté mon interlocuteur ? Durant l’entretien, il faut être attentif aux réactions de son interlocuteur. « Il n’y a certes pas de vérité absolue mais il y a des signes qui ne trompent pas », explique Thierry Verdier. Des yeux levés au ciel, un désintérêt manifeste, des objections successives, une pointe d’agacement dans la voix sont des attitudes équivoques. Mais que penser d’un recruteur qui consulte régulièrement sa montre ? « On peut supposer qu’il est impatient ou qu’il a peut-être un timing très serré », note Marc Guichet. Idem pour les questions qu’il peut poser. « S’il n’en pose aucune, c’est inquiétant, car cela veut dire qu’il n’a pas cherché à creuser », avertit Thierry Verdier. À l’inverse, s’il creuse avec excès, « ce n’est pas non plus bon signe. Cela peut signifier qu’il a des doutes ». À moins que ce ne soit une tactique pour tester le candidat et voir comment il s’adapte. « Tout est une question de feeling », résume Jean-Samuel Delacour qui rappelle qu’il y a « une part d’indicible dans le recrutement. » 4. Le recruteur vous a-t-il vendu l’entreprise ? L’entretien d’embauche est un jeu de séduction à double sens. « Il faut tenir compte des informations qu’a livrées le recruteur, indique Marc Guichet. S’il est intéressé par votre parcours ou votre discours, il va essayer de vendre l’entreprise en vous parlant de sa culture, de son management ». Il peut aussi aborder plus en détail le contenu du poste, les missions à accomplir voire même le déroulement du processus d’intégration et les perspectives d’évolution. 5. Comment s’est conclu l’entretien ? Même si vous avez tapé dans l’œil de votre interlocuteur, ne vous attendez pas à une réponse immédiate. « On prend toujours le temps de réfléchir », assure Jean-Samuel Delacour. En revanche, la conclusion d’un entretien est révélatrice. « Si le recruteur demande des pièces supplémentaires, comme des références ou des copies de vos diplômes, c’est qu’il veut aller plus loin et investir sur le futur », signale Thierry Verdier. Dans le même ordre d’idées, une date précise pour une reprise de contact ou un prochain rendez-vous constitue un signe positif. « C’est la preuve qu’on poursuit le processus », présume Marc Guichet, qui conseille aux candidats de ne pas hésiter à solliciter le recruteur en lui demandant quelle sera la suite des événements. Enfin, si ce dernier prend le temps de vous raccompagner jusqu’à l’ascenseur, « c’est qu’il a du mal à vous laisser partir et qu’il a sans doute hâte de vous revoir », confie le dirigeant d’Émergences RH.                                                                                                                 Ref: https://lc.cx/Uzv2  

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2017-04-17 19:35 0 482

Comment choisir le bon candidat ?

Recruter coûte cher ! En temps, en argent, en espoir, en énergie, en confiance et en crédibilité… Capter le bon talent, celui qui s’épanouira, grandira et contribuera à la performance de votre organisation n’est pas une opération sans risque… Nombre d’éléments et d’acteurs rentrent en ligne de compte, c’est pourquoi il est urgent de nous poser les bonnes questions, d’utiliser les bons outils, de choisir les bons indicateurs, et de mettre en place la bonne stratégie ! Après avoir fait le portait robot du recruteur idéal et démontré qu’il est aussi un animateur de communauté (community manager), ce billet s’adresse à nos chers commanditaires : clients DRH, managers opérationnels, chargés de recrutement, mais aussi aux consultants de cabinets. Il est nécessaire de refaire le point sur les incontournables à valider avant de se lancer, fusil sur l’épaule, l’œil dans le viseur, à la recherche de la perle rare : ce collaborateur tant attendu, ce « Messie » qui sauvera des eaux une équipe, un site ou une filiale en zone de turbulences… Le bon timing Anticiper en amont l’acquisition de nouveaux talents. Un remplacement suite à une mobilité interne, la création d’un nouveau service, la commercialisation d’une nouvelle prestation, un changement d’organisation sont autant de situations où les responsables RH doivent anticiper les besoins en ressources humaines pour ensuite bâtir leur plan de développement de compétences (PDC), mais aussi identifier les profils des nouveaux collaborateurs à recruter. Savoir être réactif : recruter c’est prendre la bonne décision sur les bonnes personnes, au bon moment ! Mieux vaut éviter de se précipiter mais, pour autant, la réactivité est l’un des ingrédients qui conditionnent le succès. Il est impératif de « timer » au mieux son process de recrutement. Il s’agit entre autre de : Mobiliser les acteurs concernés Organiser les rdv Programmer les points de recueil de feedbacks des différents interlocuteurs Fixer la deadline à laquelle la décision doit être prise et annoncée au candidat Bien souvent, croyez en mon expérience, la prise de décision est parasitée par de simples problèmes d’agendas (RH, managers opérationnels, président, actionnaires, mais aussi celui du candidat..). Cela peut paraitre simpliste mais, le recruteur doit être un chef d’orchestre motivé par un seul objectif : prendre la bonne décision dans les meilleurs délais en évitant de passer à côté du bon candidat. Il n’est hélas, pas si rare, que de bons candidats, après une attente trop longue, se désistent ou pire, acceptent une autre proposition moins intéressante pour des questions de délais … Les bons acteurs Là encore, la vigilance s’impose en amont de toute démarche ; il est en effet opportun d’identifier précisément quels seront les acteurs concernés par le recrutement. Dans la famille des « …EURS » je demande le, la ou les : Décideur(s)… Influenceur(s)… Collaborateur(s)… Testeur(s )… Evaluateur(s)… Négociateur(s)… Intégrateur(s)… Tuteur(s)… Un recruteur n’est jamais seul ! Une formule consacrée parle de « Tous RH » ; c’est vrai et je suis favorable à cette idée. Mais attention… Récemment, une cliente DRH d’un grand groupe me rappelait le risque d’avoir trop d’interlocuteurs dans un processus. Pour le cabinet « prestataire » notamment. Les effets sont contreproductifs : une édulcoration du cahier des charges, des avis non pas contradictoires mais, en contradiction, la dissipation de l’information entre autres. Je suis à 100% pour le fait de limiter les décideurs, j’invite mon équipe à y faire attention mais, je préciserai la nuance suivante : à chaque étape, le bon interlocuteur. Recruter : c’est avant tout évaluer Une bonne décision est tout sauf arbitraire. C’est bien le croisement de différents regards mais aussi le recueil de différentes informations qui vont permettre de faire le bon choix. Comportement et posture du candidat tout au long du processus : réactivité, disponibilité, expression à l’écrit, talent relationnel à l’oral… Résultats et analyse des tests techniques et/ou de personnalité Analyse des différents entretiens et échanges avec les différents interviewers Projection du candidat dans le poste : via des assessment centers ou des entretiens de recherche de faits ou de mises en situation… Avoir la matière pour savoir si le candidat aura la posture, les réflexes, l’endurance … bref, les différents talents personnels nécessaires au poste. Prise des références professionnelles Il appartient au recruteur de croiser et de mettre en perspective ces différentes informations pour prendre la bonne décision.Une bonne décision ne doit pas être biaisée. C’est pourquoi les DRH et les recruteurs doivent être vigilants et au besoin sensibiliser les autres acteurs aux biais d’évaluation. Je ne vais pas détailler ce point, je vous renvoie vers l’excellent billet à ce sujet de Jean Baptiste Audrerie : «12 biais cognitifs à déjouer….» Un seul et même cadre de référence C’est essentiel ! Là aussi, c’est une pierre d’achoppement. Trop souvent les différents acteurs ont des écarts de perception sur le bon profil. Parfois, pour les uns, le niveau de formation est important, pour les autres on privilégiera plutôt l’expertise métier. Pas bon… Il est primordial d’harmoniser les perceptions de chacun. Pour ce faire la formalisation écrite du descriptif de poste est indispensable. Le recruteur qui veut rapidement prendre la bonne décision ne peut pas faire l’économie de rédiger, valider, et partager un descriptif de poste complet, précis et concret. Là encore, je ne vais pas détailler comment réaliser un audit de poste, ce sera l’objet d’un prochain billet c’est promis. Se poser : La bonne question ! Trop souvent les descriptifs de poste ne mettent pas assez en valeur les compétences qui feront la différence ! On détaille les aspects techniques, d’expériences passées, de compétences acquises, de connaissances métier… mais à niveau de compétences égales, qu’est-ce qui fera la différence ? En situation critique, quelles seront les compétences qui permettront à notre futur collaborateur de « performer » ? J’aime parler de valeur ajoutée. Comment après 6 mois, je pourrai me « taper sur l’épaule » et me dire « j’ai recruté le bon candidat »? Sur cette question qui est pour moi essentielle, j’ai ma réponse : les soft skills, le leadership, ou encore le charisme. Qu’ils soient top manager, cadre, agent de maîtrise, employé ou ouvrier, il y aura toujours des collaborateurs qui, de par leur posture, de par ce qu’ils dégagent, ou encore de par leur propension à aller de l’avant, sortiront du lot ! C’est pourquoi pour prendre la bonne décision, les recruteurs RH ou opérationnels doivent être d’accord sur les soft skills ou « compétences douces » : Un esprit entrepreunarial ? Un raisonnement créatif ? Un gout pour l’innovation ? Un talent relationnel ? …etc Un processus agile Le recrutement n’est pas une science exacte ; il faut accepter le doute et la prise de risque. Recruteurs, faites bouger les lignes, tentez l’exploration de profils « hors cadre », ajustez les perceptions de chacun et surtout soyez généreux ! N’écartez jamais un CV sur un doute, décrochez votre téléphone et posez les bonnes questions. Parlez-en à vos collègues, à votre client (interne ou externe) et encore mieux, débattez de vos doutes avec les candidats. Objectivement, vous allez pouvoir apprécier leurs retours, argumentés ou pas. Et vous ! de votre côté quel est votre principal atout pour ne pas vous tromper ou dans tous les cas pour minimiser les risques d’erreur ? Faites nous part de vos retours d’expérience… Marc Guichet                                                                                                                            Ref:  https://lc.cx/Js73

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2017-03-13 18:31 2 2153

Comment conclure lors d’un entretien d’embauche

Vous y êtes, l’entretien d’embauche touche à sa fin et vous allez enfin pouvoir souffler. Toutefois, une question reste en suspend : comment conclure un entretien d’embauche ? Une fois que vous avez posé et répondu à toutes les questions, c’est le moment de conclure. Il y a deux étapes à faire pour conclure un entretien d’embauche. La première étape consiste à savoir exactement ce que le recruteur pense de votre candidature, il faut donc lui poser les questions : Voyez-vous des lacunes dans mes compétences par rapport au poste proposé ? Y-a-t-il des raisons pour lesquelles je ne suis pas pleinement qualifié pour ce poste?
 Est-ce que j’ai dit quelque chose aujourd’hui qui pourrait nuire à mes chances d’être embauché dans votre entreprise ? Maintenant que vous m’avez rencontré, quelles réserves pourriez-vous émettre sur mes capacités à faire le job ? Qu’est-ce que j’ai accidentellement dit ou fait au cours de l’interview d’aujourd’hui qui est incompatible avec votre candidat idéal pour ce poste? Voici pourquoi cette stratégie fonctionne : Vous mettez le recruteur dans le corner. Après tout, vous n’êtes pas le seul à être interviewé. Ainsi, en tournant les positions de cette manière vous gardez aussi le pouvoir. Les employeurs aiment les gens qui pensent de cette façon. Pas seulement quelqu’un qui « est » inattendu – mais quelqu’un qui pense réellement de façon inattendue. Vous faites preuve d’ouverture aux retours du recruteur sur votre prestation. D’abord, vous montrez votre ouverture à la façon dont les autres vous perçoivent. Deuxièmement, vous montrez un engagement à vous améliorer. Et c’est exactement ce que les entreprises attendent de vous dans ce contexte économique difficile. Vous exposez votre dévouement à votre amélioration personnelle. Si vous êtes ouvert à vous améliorer vous allez aussi apporter plus de valeur à l’entreprise qui va vous embaucher. Vous fermez la négociation aussi. Les entretiens d’embauche sont comme des ventes. Vous vendez à l’entreprise votre expérience, vos compétences et votre potentiel à long terme comme un atout précieux pour l’équipe. Donc, quand vous posez des questions plus précises comme celles-ci, vous vous positionné pour savoir si vous vous êtes bien vendu. Maintenant, imaginons la pire chose qui pourrait arriver. Disons que vous posez l’une de ces questions. Et disons que l’employeur potentiel (malheureusement) répond avec une réponse qui indique que vous avez raté le coche. Fantastique ! Vous venez de recevoir un retour intéressant que vous pouvez exploiter pour vous améliorer et mieux réussir le prochain entretien. Donc, si c’est le cas, voici ma suggestion : écrivez ses réponses à vos questions, devant lui sur un morceau de papier. Cela démontre l’écoute active et renforce votre ouverture aux commentaires. Ensuite, lorsque vous écrivez votre mail de remerciement au recruteur. La seconde étape pour conclure un entretien d’embauche est de caler avec votre interlocuteur les suites de l’entretien : remerciez-le pour cet entretien et déterminez les prochaines étapes : A quelle date va-t-il ou pouvez-vous le recontacter pour connaître sa décision ? Récapitulez les documents complémentaires à lui transmettre Faites part de vos dispositions ou impératifs : congés, voyage… Prenez l’ensemble de ses coordonnées si vous ne le savez pas encore Une fois l’entretien d’embauche terminé, prenez le temps de saluer votre interlocuteur sans précipitations. Conservez une attitude calme et détendue jusqu’à votre sortie de la société. Quel que soit votre état d’esprit (déception, énervement, joie, tristesse, etc.) restez maitre de vous même jusqu’à ce que vous soyez seul. Le dernier regard, la dernière poignée de main peut se révéler cruciale car ce sera la dernière chose dont se souviendra le recruteur. Ref: https://lc.cx/Js73  

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2017-03-07 17:57 3 628

Comment préparer son entretien

L’entretien pour un stage ou un emploi est la dernière phase du processus de recrutement. C’est l’occasion pour l’employeur de prendre sa décision finale, c’est donc une étape-clé d’un recrutement. Si un recruteur vous convoque à un entretien, c’est que votre candidature l’intéresse : vous avez franchi une étape. Vous devez maintenant le rassurer, c’est à dire le convaincre qu’il a fait le bon choix! Démontrez qu’il y a une cohérence entre le CV, la lettre de motivation qu’il a reçus et ce que vous êtes, avec les compétences et les qualités nécessaires au poste à pourvoir. Montrez-vous dynamique et constructif grâce à la définition de votre projet, à la préparation des réponses aux questions posées généralement aux candidats, à votre réflexion sur la structure dans laquelle vous postulez et à votre positionnement. Vous pouvez télécharger notre dépliant sur le sujet et participer à notre atelier pour avoir d'autres conseils. Vous pouvez accéder directement aux détails du paragraphe que vous voulez consulter, en cliquant sur son nom : les différentes formes d'entretien, les différentes phases de l'entretien, les objectifs de l'entretien, les niveaux de préparation, les erreurs à éviter, les questions-types, à retenir. Différentes formes d’entretien existent Il s’agit fréquemment d’un face à face entre le candidat et un employeur. Le candidat peut aussi se trouver face à un jury de personnes. Plusieurs candidats peuvent également être reçus ensemble et le recruteur les fait alors débattre sur une question, un thème ou analyser un projet. Le choix dépend souvent de ce que l’employeur veut examiner et du type de poste à pourvoir. L’entretien de groupe est fréquent dans le domaine commercial : il permet de tester le comportement d’argumentation, de négociation, de défense du point de vue… Plusieurs entretiens peuvent se succéder avant que l’employeur ne prenne la décision de vous embaucher : un premier entretien avec une personne du service du personnel, un entretien avec la ou les personne(s) qui encadreront ou collaboreront avec la personne recrutée, un entretien final avec le responsable du personnel ou le dirigeant de l’entreprise. Attention à l’entretien informel ! Après une candidature spontanée, par exemple, il peut ne pas y avoir de poste dans l’immédiat au sein d’une structure mais la rencontre ou le contact téléphonique permettent de présenter le contexte de l’entreprise, son activité et ses perspectives de développement. C’est ici un moyen de vérifier si la candidature est réellement intéressante pour l’entreprise. Différentes phases composent l'entretien Un entretien se déroule généralement en trois temps :  Le premier contact et l’entrée en matière : soyez attentif à ce qui va frapper votre interlocuteur et lui donner tout de suite une certaine image de vous (ponctualité, présentation, façon d’entrer, de dire bonjour, de serrer la main, de s’asseoir, courtoisie, qualité d’écoute, premières paroles). Le corps de l’entretien : sachez parler de vous, vous présenter vous, votre projet, vos motivations pour le poste et la cohérence entre ces trois aspects. Répondez aux questions de votre interlocuteur pour l’informer avec précision et le rassurer. Manifestez de l’intérêt pour son entreprise, le poste à pourvoir en le questionnant à votre tour, en valorisant vos compétences et aptitudes avec des exemples concrets. La conclusion : à la fin de l’entretien, abordez la question des conditions de travail, du salaire, des perspectives d’évolution. Puis convenez d’un délai pour connaître de la décision finale. Qui sera à l'initiative de la nouvelle et par quel biais ? Connaître les informations sur la nature de l’entretien et vos interlocuteurs est déjà une première étape pour vous y préparer. La plupart du temps ces informations peuvent être obtenues, par téléphone, auprès de l’entreprise avant l’entretien. Vous appréhendez l’entretien, alors qu’il vaut mieux y aller détendu, en ayant confiance en vous, sans être trop sûr de vous non plus. C’est un moment unique pour vous informer de l’intérêt du poste, des conditions pour y réussir et pour évaluer si le poste vous convient. Plusieurs objectifs pour l'employeur L'entretien permet à l'employeur de : Compléter son information sur le candidat en entrant dans le détail de ce qui est annoncé sur le CV mais aussi en s’intéressant aux éléments hors CV. Découvrir une personne et non seulement un diplôme, un parcours et des compétences. Évaluer des qualités et un potentiel qui sont notamment visibles à partir de la rapidité de compréhension, d’analyse, d’écoute, de synthèse d’une argumentation, de réaction, de maîtrise de soi, de méthode, de rigueur, de dynamisme, de tonus). Expliquer les missions, les tâches, les conditions de travail (salaire, horaires, trajet, …) et de vérifier qu’elles conviennent au candidat. Apprécier le degré de motivation de la personne. Négocier les conditions du contrat (horaires, statut, salaires…). Un entretien peut parfois être suivi de tests (psychologiques, techniques…) ou d’une mise en situation dans le futur poste (c’est ce qu’on appelle l’assessment). Plusieurs niveaux de préparation Vous devez préparer votre entretien sur différents niveaux : Matériel : le lieu de l’entretien, les vêtements à mettre, les documents à emporter... Psychologique : les conditions pour être détendu, positif, anticiper le déroulement... Technique : le déroulement, les situations que vous pouvez rencontrer… Argumentaire : les arguments à présenter, les réponses à donner en toutes circonstances... Faites vous aider pour mieux vous préparer : les structures d’aide à l’insertion professionnelle proposent de faire de la simulation d’entretien de recrutement. Cet entrainement vous permet de mieux connaître vos points forts et vos points faibles en entretien et de vous corriger avant le jour J. Il peut aussi vous servir à construire plus efficacement votre argumentaire. Quoiqu’il en soit vous avez besoin de connaître un maximum de données sur l’entreprise avant de vous présenter à l’entretien (son activité, son organisation, le poste à pourvoir…). La maîtrise de vos principaux savoir-faire et qualités est essentielle pour construire un argumentaire de qualité. Il s’agit de faire correspondre le plus efficacement possible ce que vous savez faire avec ce qui est nécessaire pour le poste, vos compétences avec ce qui est utile dans l’entreprise, vos qualités avec ce qui est exigé pour le poste. Les principales erreurs à éviter Afin de réussir votre entretien, il convient d'éviter de comettre certaines erreurs : Se présenter dans une tenue négligée, excentrique ou dans laquelle vous n’êtes pas à l’aise. Se préparer au dernier moment et chercher comment s’habiller, un certificat de travail, le lieu de l’entretien ou le nom de la personne à rencontrer... Aller en rendez-vous sans rien savoir sur l’entreprise. Paraître agressif et s’offusquer des questions posées et n’avoir soi-même aucune question à poser. Donner des réponses floues, ou bien parler de façon mystérieuse ou avec méfiance. Raconter sa vie et répondre trop longuement aux questions sur vos emplois antérieurs ou vos contraintes familiales. Etre négatif à propos d’autres employeurs ou d’autres entreprises (évoquer des conflits, des déceptions, des reproches). Refuser de répondre à une question sans expliquer vos raisons. Parler de vos convictions politiques et religieuses sans y avoir été invité et sans le souhaiter personnellement. Quelques questions-types Voici une liste (non-exhaustive) de questions pouvant vous être posée pendant un entretien : Présentez-vous. / Parlez-moi de vous ! / Pourquoi avez-vous répondu à notre annonce ? / Pourquoi pensez-vous convenir à ce poste ? Avez-vous des questions à me poser ? Que savez-vous sur notre activité ? Notre entreprise ? Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ? Quel poste aimeriez-vous occuper dans 3 ans ? N’avez-vous pas peur de vous ennuyer à ce poste ? Etes-vous disponibtle immédiatement ? Que pensez-vous apporter à notre société ? Quelle est votre formation ? Quelle expérience a le plus marqué votre personnalité ? Quelle est votre situation familiale ? Avez-vous des enfants ? Quels sont vos loisirs ? Quel type de difficultés avez-vous du mal à gérer ? Que pensez-vous de la hiérarchie ? Qu’avez-vous le plus et le moins aimé dans votre dernier poste ? Avez-vous contacté d’autres entreprises ? Quelle est votre activité actuelle ? Qu’avez-vous fait depuis votre dernier emploi ? Quel est votre plus grand défaut ? Votre plus grande qualité ? / Citez-moi trois qualités et trois défauts de votre personnalité. De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière ? Si l'on vous recrute aujourd'hui, quelle est la première action que vous mettriez en place ? Pourquoi on vous recruterait vous plutôt qu'un(e) autre ? / quels sont vos atouts pour le poste ? Ce qu'il faut retenir L'entretien et ce qui l'entoure permet à l'entreprise de vous tester durant toute la durée où vous êtes présent(e) : depuis que vous vous garez sur le parking jusqu'à ce que vous ayez quitté l'enceinte de la structure. Certaines questions peuvent vous mettre mal à l'aise, vous facher, vous ennuyer : sachez dédramatiser! Respirez un grand coup et demander des précisions sur le sens de la question si elle n'est pas claire, sur les raisons qui le poussent à vous poser une telle question si celle-ci n'a pas l'air en rapport avec vos compétences pour le poste, etc. Ces questions sont là pour vous tester et ce n'est pas forcément la réponse à la question qui sera intéressante mais votre façon de réagir, votre capacité à faire face à la surprise, l'imprévu... Essayez tant que faire ce peu, d'être à l'aise quand vous arrivez, de savoir vous présenter en trois, cinq ET dix minutes (on ne dit pas les mêmes choses dans ces trois cas) car vous aurez à le faire obligatoirement.     Une fois terminé, prenez cinq minutes pour le débrieffer seul : noter les questions que l'on vous a posé et ce que vous avez répondu dans les grandes lignes, ce que l'on vous a dit (si vous ne l'avez pas fait durant l'entretien, ce sur quoi vous avez été à l'aise et à l'inverse, ce qui vous a gèné.   Si vous avez convenu que c'est vous qui rappeleriez pour connaître les résultats, faites-le. Respectez ce qui a été dit lors de l'entretien. 

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2017-03-07 16:48 2 592

5 attitudes qui impressionnent les recruteurs en entretien d'embauche

Cet entretien d’embauche-là, vous ne voulez pas seulement le réussir, vous voulez y briller ? Avec un peu de méthode et de préparation, c’est possible ! Voici 5 conseils pour vous démarquer grâce à votre discours et votre comportement. 1 Dégager de l'assurance Le tout début de l’entretien de recrutement est primordial. Votre façon de vous présenter ainsi que votre tenue vestimentaire est la première image que vous donnez au recruteur. « Nous sommes le plus souvent surpris par des candidats vêtus d’une tenue inappropriée et qui peinent à s'exprimer », déplore Sylvain Massebeuf, directeur senior chez Page Personnel. 1 Les candidats qui dégagent de l’assurance tout en restant humbles sont donc particulièrement remarqués et rassurent les recruteurs sur leur capacité à gérer des situations de stress. Par conséquent, soyez avenant, dynamique, souriant et prêtez une attention particulière à la tenue de votre corps. « Pour renforcer son dynamisme, il faut aller de l'avant dans sa position corporelle en évitant d'être avachi sur sa chaise », ajoute Sylvain Massebeuf. "Le candidat qui explique ses choix de formation, ce qui l'a intéressé dans ses différentes expériences et ce qu'il en a retiré comme enseignements va se démarquer" 2 Bien se connaître pour savoir se vendre Réussir sa présentation avec un discours fluide et dynamique vous fera, sans conteste, marquer des points le jour de l’entretien. Mais pour impressionner le recruteur, ça ne suffira pas. Il faut également savoir vous vendre. « Un candidat qui a peu d'expérience mais qui a repéré ses atouts et ses faiblesses par rapport au poste et qui met en avant ce qu'il peut apporter à l’entreprise va faire très bonne impression », avance Sylvain Massebeuf. Si vous voulez éviter de tomber dans un entretien ping-pong de questions/réponses, il faut développer un argumentaire pour se vendre. Pour y arriver, la maîtrise de son CV et l'anticipation des questions qui peuvent vous déstabiliser sont indispensables. En effet, en connaissant vos faiblesses, vous pourrez plus facilement argumenter en mettant en avant d'autres compétences qui intéressent le recruteur et qui montrent que vous vous êtes déjà projeté dans le poste. 3 Aller au-delà de son CV Ne pas se contenter de répéter son CV, voilà une autre attitude gagnante. Le recruteur a envie de savoir ce que vous avez appris de vos expériences et ce que vous souhaitez désormais faire. « Le candidat qui explique ses choix de formation, ce qui l'a intéressé dans ses différentes expériences et ce qu'il en a retiré comme enseignements va se démarquer », assure Valérie Sablé, associate director au sein du cabinet Robert Half. Ne vous perdez donc pas dans les détails et expliquez votre parcours en mettant vos expériences en parallèle avec l'entreprise dans laquelle vous postulez, en choisissant des exemples pertinents. « Un candidat peut m'impressionner par son professionnalisme lorsqu'il va au-delà de son CV et qu'il se positionne par rapport au poste », confirme Grégoire Buffet, dirigeant associé du groupe H3O. 4 Vraiment connaître l'entreprise Informez-vous bien sur l'entreprise qui vous reçoit et, en début d'entretien, résumez ce que vous savez en quelques phrases. « Au-delà de l'activité de l'entreprise et de son secteur, cela peut être un prix reçu par un organisme, une action qui a été mise en avant dans les médias…, explique Valérie Sablé. Le candidat qui arrive avec ses notes sur l'entreprise et qui pose des questions pertinentes est rare. » Cette stratégie permet également de se retrouver en position de force, de participer activement à l'entretien et de montrer son intérêt. « Je peux être impressionné lorsqu'un candidat montre qu'il a compris nos valeurs et apporte des informations que nous n'avons pas sur notre secteur », confirme Benjamin Bara, directeur du développement chez Guy Hoquet L'Immobilier. 5 Adopter une attitude proactive pendant l’entretien Rares sont les candidats qui prennent des notes pendant un entretien. Or, cette attitude peut finir de convaincre le recruteur, surtout si vous revenez ensuite sur ces points en posant des questions pertinentes. Toujours dans cette idée d’attitude proactive, une bonne technique à adopter c’est de s’assurer que la communication passe bien en demandant à votre interlocuteur, au début de l'entretien, combien de temps il va durer. Avant de poser des questions, faites preuve de professionnalisme en demandant : "Souhaitez-vous que j'approfondisse certains points ?". Cela permet de créer un lien et le recruteur apprécie le fait que vous vous intéressez à lui. Il ne faut pas, non plus, hésiter à reformuler ses questions. « C'est une preuve d'écoute et cela permet de se recentrer et de se préparer à la suite de l'échange », conclut Julien Fernandes, consultant en recrutement à l’agence Manpower Paris-Bercy.                                                                                                                        Ref:https://lc.cx/JPLi

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